Le député Hervé CORNILLIE a interrogé la Ministre wallonne de la Sécurité routière, Madame Valérie DE BUE, concernant les actions contre les véhicules fantômes en Wallonie.

Contexte

Ce lundi, le député Hervé Cornillie a interrogé la Ministre de la Sécurité routière sur le phénomène des conducteurs fantômes et les accidents qu’ils peuvent causer : « Constate-t-on une augmentation ou une diminution de tels accidents ? Quelles sont les statistiques de votre administration ? ».

Le député Hervé Cornillie précise : « Ce n’est pourtant parfois même pas un comportement intentionnel de la part des automobilistes. La mauvaise compréhension de la signalisation routière cumulée à la distraction ou à la maladresse peut parfois amener certains conducteurs à emprunter les mauvais itinéraires, avec à la clé, malheureusement et souvent, des conséquences dramatiques, et pour le conducteur, et pour les autres automobilistes qu’il rencontre. »

Situation stable

Chaque année, la police fédérale recense entre 350 et 400 véhicules fantômes sur nos autoroutes.

En Wallonie, 105 accidents impliquant un conducteur roulant à contresens ayant des conséquences corporelles ont été recensé sur la décennie 2009-2018. La moitié de ces accidents se produisent sur autoroute et l’autre moitié sur d’autres routes avec berne centrale. Ceci signifie que nous comptons en moyenne dix accidents par an. En termes d’évolutions, nous sommes plutôt sur une situation stable depuis plusieurs années.

La Ministre de la Sécurité routière explique : « Il ne reste pas moins que lorsque l’accident survient les conséquences peuvent être extrêmement grave, principalement lorsqu’il s’agit de collision frontale à des vitesses élevées. Sur autoroute, les accidents causés par des véhicules fantômes ont 7,5 fois plus souvent des conséquences mortelles plus que les autres accidents. On dénombre en moyenne sur les 10 dernières années, le décès d’environ 2 personnes par an, des blessures graves à 4 personnes et des blessures légères à 16 personnes annuellement. »

Si les chiffres démontrent que la présence de véhicules fantômes occasionne peu fréquemment des accidents, la gravité de ceux-ci nécessite des actions préventives.

Prévention et système intelligent

« Le SPW Mobilité et Infrastructures et les acteurs techniques du terrain tels que la Police, se concertent régulièrement sur le sujet et réfléchissent aux dispositifs. Un groupe de travail au niveau européenne (groupe de travail Sécurité routière de la Conférence européenne des Directions des Routes – CEDR) s’est également penché sur le sujet et a permis d’échanger les idées.  Sur notre territoire, les actions relatives aux différents dispositifs de prévention sont effectuées, soit en cours. », précise la Ministre.

Des actions sont mises en place depuis plusieurs années telles que la reconfiguration de nombreux accès d’autoroutes ou de voies avec bernes centrales afin d’être moins facilement accessibles et d’une signalisation renforcée.

En ce qui concerne les mesures en cours, le plan ITS (Intelligent Transport System) se déploie actuellement et modernise les systèmes d’exploitation routière pour améliorer la communication et la sécurité routière : remontée et gestion d’informations ainsi que sa diffusion auprès des usagers par différents canaux (panneaux à messages variables, radio-diffusion de message).

Le plan ITS prévoit également un plan lumière. Celui-ci est en cours de déploiement et vise également à mettre en place un éclairage intelligent sur les autoroutes et voiries à bernes centrales. Cet éclairage permettra notamment une détection des véhicules à contresens afin de faire remonter l’information.

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