Le député Hervé Cornillie a interrogé la ministre des Sports, Valérie Glatigny, sur les difficultés financières du Royal Excel Mouscron.

Contexte

Le Royal Excel Mouscron est en proie à des difficultés financières. À tel point que ses joueurs du noyau pro ont été informés qu’ils seraient payés en retard pour ce mois de mars. Cette annonce fait remonter les craintes de faillite du club mouscronnois, dont il faut hélas à nouveau constater la fragilité financière. Véritable catalyseur sportif pour la région, le club est aussi une base de formation de nombreux jeunes et les autorités communales multiplient les projets sportifs avec son club de foot de l’élite comme pilier.

Le député Hervé Cornillie a interrogé la ministre des Sports à propos de ces difficultés : « Avez-vous pris également connaissance des difficultés financières du Royal Excel Mouscron ? Un club de l’élite tel que Mouscron peut-il également bénéficier des différentes aides Covid débloquées par le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles ? Comment la Fédération Wallonie-Bruxelles peut-elle soutenir le club francophone sur les aspects école des jeunes et formation ? »

Des aides Covid non demandées

Le Royal Excel Mouscron est une société anonyme détenue par un fond d’investissement luxembourgeois. Le club pourrait néanmoins bénéficier d’aides Covid mais « aucune demande ne nous est parvenue concernant le fond « covid » au bénéfice de ce club. Celui-ci pourrait, en effet, comme suggéré par monsieur le député Cornillie émarger pour son école des jeunes aux subventions « action sportive locale ». Aucun projet n’a cependant été rentré. » explique la ministre des Sports.

Le centre de formation du club de Mouscron est agréé par l’ACFF (Associations des clubs francophones de football) mais « son bon fonctionnement dépend de la santé financière du club. Il faut distinguer le centre de formation qui est une ASBL indépendante. S’il devait avoir un problème au niveau de l’école des jeunes, je pourrais naturellement intervenir. A l’instar d’autres exemples de clubs belges, des fonds étrangers prennent la main sur nos clubs. Il revient aux clubs de disposer d’un modèle économique qui tient la route. », précise la ministre Glatigny.

Si le député Cornillie partage l’analyse de la ministre sur le fait qu’il ne revient pas aux contribuables de pallier la mauvaise gestion d’investisseurs étrangers parfois fort peu scrupuleux, il souhaite toutefois que soient activées toutes les aides pouvant soutenir les projets destinés aux jeunes et singulièrement leur formation. Bien sûr, il revient aux instances de le solliciter.

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