Education à la philosophie et la citoyenneté

L’avenir des cours d’éducation à la philosophie et la citoyenneté est à la une de toute la presse ce matin suite à la présentation d’une proposition de résolution dans la lignée de la déclaration de politique générale de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Cela fait maintenant plus d’un an que nous, six députés de la majorité, nous réunissons en petit comité et consultons largement afin d’adapter ces cours à l’évolution, toujours plus rapide, de notre société. C’est déjà cette évolution qui avait mené à leur création il y a cinq ans.

Ayant moi-même travaillé durement sur le projet aux côté de ma collègue Stéphanie Cortisse, et donc bien informé du contenu exacte du texte, je m’étonne que la plupart des médias semblent dire que l’éviction des cours philosophiques serait acquise. L’optionalité des cours de religions et morale non-confessionnelle n’est qu’un des scenarii et c’est au Gouvernement que reviendra la tâche de trancher. Rien n’est donc gravé dans le marbre à ce stade. Cela ne concerne d’ailleurs que l’enseignement officiel, pas l’enseignement libre.

De plus, que ces cours restent dans le cursus de base ou qu’ils passent en option, nous insistons pour la mise en place d’une inspection dédiée à l’éducation à la philosophie et la citoyenneté dans tous les réseaux. Si l’option présentée par la presse devait être celle retenue, son rôle serait de s’assurer de la bonne organisation des cours pour éviter leur relégation au mercredi après-midi ou samedi matin. Elle assurerait aussi le respect du référentiel dont notamment la connaissance, dans une perspective historique, sociologique des différents courants de pensée, philosophies et religions.

En parcourant les réseaux sociaux ce matin et les commentaires des citoyennes et citoyens, on peut voir que la population semble plutôt adhérer au projet global que nous proposons. Elle est consciente que l’éducation à la philosophie et à la citoyenneté permettra de faire de nos enfants les adultes de demain, aptes à comprendre la société dans laquelle on vit, notamment sous l’angle des convictions philosophiques des uns et des autres, sans les mettre en opposition, et y compris en décryptant ses travers tels que le sexisme, le racisme, l’homophobie ou le rejet de l’autre plus généralement.

Le groupe de travail est unanimement en faveur d’une éducation à la philosophie et à la citoyenneté de grande qualité, renforcée tant sur les contenus que sur l’organisation. Nous visons plus de neutralité, c’est certain, mais sans pour autant évincer la diversité de courants philosophiques reconnus par l’Etat et leur richesse culturelle. Le seul objectif, c’est mieux vivre ensemble dans le monde de demain. Les nombreuses auditions réalisées depuis l’été 2020 nous ont donné raison et ont guidé la rédaction du texte dévoilé ce lundi.

You must be logged in to post a comment.