Le député Hervé Cornillie a interrogé la ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Glatigny, sur l’expérience job étudiant parrainage.

Contexte

Dans le cadre du plan d’aide à la réussite aux étudiants de première année de bachelier, la ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Glatigny, a débloqué un montant de 6 millions d’euros permettant notamment aux étudiants des années supérieures d’être rémunérés pour parrainer les jeunes. Le député Hervé Cornillie a interrogé la Ministre sur les résultats de ces parrainages : « Quelles sont les retombées des pratiques de parrainage au sein de l’enseignement supérieur francophone ? »

Les dispositifs de soutien par les pairs permettent « de recruter des étudiants tuteurs pour aider d’autres étudiants sur les plans pédagogique et social. Au-delà d’une aide en période de crise, en s’inscrivant dans le mouvement pédagogique qui vise à considérer l’étudiant comme un partenaire actif du processus d’apprentissage, ces dispositifs révèlent d’excellent résultats sur la motivation des étudiants mais aussi sur l’apprentissage de nouvelles connaissances et de nouvelles compétences tant pour les parrains que pour les parrainés. », précise la Ministre.

Un succès à l’université de Liège

La Ministre a assisté « à la présentation du bilan très positif du projet parrainage d’étudiant de l’université de Liège ». Des formules de parrainage avaient déjà été testées au sein de cet établissement dans le cadre d’une expérience pilote en 2019- 2020. Évalués en profondeur, les systèmes « Pepps » et « Gets » ont été reconduits au premier quadrimestre. Le subside à la réussite des Bac 1 permet de les prolonger encore. Et les premiers chiffres attestent de leur succès. « Ce projet a permis à près de 206 étudiants jobistes d’accompagner environs 3600 étudiants inscrits en première année de bachelier sur des questions tels que la méthodologie de travail, la préparation des examens ou encore l’analyse des résultats de la session. », explique la Ministre Glatigny.

Il n’y a eu aucun problème de recrutement selon les responsables de l’ULG. Les marraines et parrains sont payés conformément au tarif étudiant (10 euros/heure). Ils sont formés au préalable et suivis tout au long du processus.

« La plupart des universités m’ont relayé des initiatives similaires et en informe les étudiants par tous les canaux possibles et je me réjouis de constater que les montants additionnels débloqués pour l’aide à la réussite vont permettre d’étendre ce genre de dispositifs. », conclut la ministre de l’Enseignement supérieur.

Et le député Cornillie de conclure que cette expérience de job étudiant parrainage est une initiative doublement heureuse. D’une part, elle contribue à combattre l’échec à l’université et, d’autre part, elle permet également de lutter contre la précarité des étudiants, qui s’est accrue en période de Covid19 en raison de la disparition d’une part importante de l’offre en jobs étudiant.

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