Ce mardi, le député Hervé Cornillie a interrogé la Ministre du Bien-être animal, Céline Tellier, sur le projet de l’animalerie « Happy Dogs » de Blaton.

Contexte

« Happy Dogs », derrière ce nom se cache l’un des plus grands élevages de chiens de Wallonie mais aussi l’un des plus controversés. D’après plusieurs témoignages, nombreux sont les chiens adoptés sur place à subir des problèmes de santé de manière très rapide après leur acquisition.

Son propriétaire vient d’introduire une demande de permis afin de régulariser ses installations. Une requête qui ne manque pas de déchaîner les passions auprès de la population locale. Suite à l’enquête publique, plusieurs dizaines de milliers de signatures ont été récoltées par une pétition allant à l’encontre de cette dernière.

Le député Hervé Cornillie a interrogé la Ministre du Bien-être animal sur cette société : « Avez-vous eu vent de cette demande de régularisation de l’animalerie Happy Dogs de Blaton, un des plus grands élevages de chiens de Wallonie ?  Que dit la cellule bien-être animal du Service public de Wallonie au sujet de l’élevage en question ? La Région peut-elle intervenir dans ce type de dossier si des grosses infractions au bien-être animal sont constatées et/ou soupçonnées ? »

Deux autorisations nécessaires

La société Happy Dogs possède deux sites d’exploitation à Blaton. C’est en vue de régulariser la situation urbanistique de l’élevage rue d’Ath qu’une demande de permis unique a été introduite. « De très nombreux citoyens se sont manifestés aux cours de l’enquête publique qui s’est clôturé le 29 janvier dernier. L’exploitation de ce type d’établissement nécessite en fait deux autorisations. D’une part, un agrément en bien-être animal et d’autre part, un permis d’environnement. L’élevage australien du grand marronnier a reçu son agrément en bien-être animal le 28 mars 2019. Il s’agit d’un élevage professionnel de chiens comportant plus de 10 femelles reproductrices. Cet agrément a été délivré à l’exploitante et gestionnaire de l’élevage concerné par la demande de permis unique et non à la société Happy dogs. », explique la Ministre.

Happy Dogs a déjà fait l’objet d’une visite dans le cadre de son permis environnement : « Le 8 janvier dernier, l’unité du bien-être animal a visité l’établissement visé dans le cadre de son permis d’environnement. Plusieurs remarques ont été formulées par écrit, l’exploitant dispose d’un délai pour y répondre. Un nouveau contrôle est programmé dans les prochains jours afin d’apprécier la qualité des solutions mises en œuvre. Pour ce qui concerne la demande de permis unique en cours d’instruction, elle a été déclarée complète et recevable le 21 décembre 2020. », ajoute la Ministre.

Dossier urbanistique en cours

 « A ce stade de la procédure, le Collège communal de Bernissart doit prendre une décision en première instance sur cette demande de régularisation qui, il importe de le souligner, porte sur le volet urbanistique et environnemental de ce dossier. L’enquête publique ne porte pas sur l’activité d’élevage ou l’activité commerciale dont le cadre réglementaire est actuellement en cours de révision. », précise la Ministre.

Non aux usines à chiots

La Ministre a insisté : les usines à chiots, elle n’en veut plus ! Selon elle, le cadre légal actuel est trop faible. Un constat que partage le député Cornillie. La Ministre a mandaté son administration pour renforcer fermement ledit cadre. Ce texte est en cours de finalisation et sera proposé à la concertation dans les prochaines semaines. L’objectif est de mettre fin à ces pratiques inacceptables. « Ma volonté est bien de mettre fin aux usines à chiots de manière structurelle. Cela passera par une législation plus forte et ce dossier constitue ma priorité numéro un en matière de bien-être animal dans les prochains mois. », conclut la Ministre.

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